L'eau

Le dérèglement climatique provoque des sécheresses de plus en plus fréquentes dans notre région et imposent notamment des restrictions particulièrement problématiques pour nos agriculteurs.
 
On distingue deux types d’eau :
 
·  Les eaux domestiques : les eaux du circuit d’alimentation public. Elles arrivent potables dans vos robinets en provenance des stations d'épuration de la communauté de commune et y repartent après consommation en eaux dites « usées ».
 
·  Les eaux zénithales (pluie et, éventuellement, neige) ont vocation à réalimenter les nappes phréatiques et les cours d’eau. Il est important de veiller à ce qu’elles ne soient pas souillées par des activités humaines afin de ne pas encombrer le circuit de traitement des eaux domestiques.

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Pour économiser l’eau en extérieur :
 
·  Vérifiez que les installations d’évacuation des deux types d’eau soient conformes aux normes en vigueur, c’est-à-dire parfaitement séparées
 
·  Exploitez autant que possible des filières d’approvisionnement alternatives au réseau public : sources, puits et surtout systèmes de collecte des eaux pluviales (dérivation de gouttières vers des cuves ou bassins). La récupération d’eau de pluie pour arroser ses plantes ou laver sa voiture permet de permet de conserver l'eau potable, plus rare, pour la consommation et ainsi économiser jusqu’à 40 % d'eau. L'eau de pluie peut être collectée en grande quantité directement depuis les toits grâce à des cuves spécifiques et selon certaines réglementations. Aucune loi n'interdit cependant de mettre un sceau dans le jardin pour récupérer l'eau de pluie de cette façon
 
.  Choisissez vos heures d'arrosage et aérez la terre : arroser le soir réduit les pertes dues à l’évaporation de 5 à 10 % et biner pour aérer la terre équivaut à deux arrosages.
 
.  Investissez dans du matériel d’arrosage "goutte à goutte", micro-asperseurs, tuyaux poreux : ils consomment moins d’eau que les jets d’eau (l’arrosage d’un jardin nécessite 15 à 20 l/m2).

.  Si vous jardinez, préférez, dans la mesure du possible, les méthodes de la permaculture beaucoup plus sobres (voir rubrique dédiée)
 
.  Évitez d’artificialiser vos sols, notamment avec des dalles extérieures imperméables. L’imperméabilisation qui en découle provoque le ruissellement des eaux qui empêche le réapprovisionnement des nappes phréatiques et, en cas de fortes précipitations, favorise les inondations. Préférez donc des matériaux perméables et pérennes.


La gestion des eaux pluviales sur votre parcelle diminue les risques d’inondation, limite la pollution des eaux, contribue à préserver le paysage et à économiser des installations lourdes pour la collectivité.

Pour creuser le sujet : récupération de l'eau de pluie et désimperméabilisation des sols


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Le broyage
Le broyage permet une réduction considérable du volume des végétaux, notamment si le jardin comporte de nombreuses haies, arbres et arbustes. Le broyat peut être utilisé en paillage, ou pour le compostage. Le broyage consiste à réduire les résidus de taille d’arbres ou d’arbustes en copeaux pour les réutiliser ensuite comme paillage ou pour alimenter le compostage. Le broyat, c’est une ressource de qualité présente sur place et gratuite, essentielle pour enrichir et embellir les jardins. C’est aussi le meilleur moyen de limiter les apports et les déplacements en déchetterie puisque cette méthode vous permet de réduire de 6 à 12 fois le volume de déchets verts.


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Le paillage
Le paillage est une technique qui consiste à recouvrir le sol de matières organiques, minérales ou textiles pour le nourrir et/ou le protéger. Et ça fonctionne partout : du potager aux pieds des haies, des arbres et arbustes, en passant par les massifs de plantes et les pots ou jardinières sur les balcons.
7 bonnes raisons de pailler :
1 - On limite les arrosages. Le paillage absorbe l’eau et maintient l’humidité du sol en réduisant le phénomène d’évaporation. C’est LA bonne méthode pour gagner du temps et faire des économies d’eau.
2 - On oublie le désherbage. Comme la lumière ne peut plus atteindre la surface du sol, les mauvaises herbes ne peuvent plus se développer : plus de produits chimiques et moins d’efforts !
3 - On crée un habitat naturel pour les insectes utiles.
4 - On enrichit le sol. Si le paillage est organique, il se décompose en humus. Et ça, votre sol adore : ça augmente sa fertilité.
5 - On protège ses fruits et légumes puisqu’ils ne seront pas en contact direct avec le sol.
6 - On améliore les conditions des végétaux puisque les parasites ou autres champignons sont filtrés par cette barrière. Sachez aussi que le paillage permet d’atténuer le stress de vos plantations : la garantie d’une belle croissance.
7 - On favorise la bonne santé du sol Moins exposés aux changements de températures et au taux d’humidité, les micro-organismes peuvent donc développer les éléments nutritifs nécessaires.

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Le mulching
C’est l’art de tondre sans ramasser l’herbe. Mais pour cela, assurez-vous d’être équipé d’une tondeuse mulcheuse qui va hâcher plutôt que couper car c’est là que réside le secret d’un bon mulching.

Les bases d’un bon Mulching : ramasser la 1 ère tonte de l’année, tondre un tiers de la hauteur de l’herbe, tondre quand l’herbe est sèche, s’assurer que le carter est propre , adapter sa vitesse de tonte.

Les avantages : 30 % de gain de temps de tonte, pas de ramassage de l’herbe, pas de transport, fertilisation naturelle de la pelouse, maintien de l’humidité du sol

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Le compost
Le compost est le résultat d’un processus naturel de transformation des déchets organiques. Tous les végétaux peuvent être compostés, sauf les conifères, trop acides et certains arbustes persistants, trop lents à la décomposition. Il peut être pratiqué à différentes échelles, depuis son balcon jusqu’au jardin. Mais qu’il soit individuel ou partagé, les règles sont les mêmes : Une bonne aération Les micro-organismes ont besoin de respirer. Les déchets de cuisine, souvent humides, se tassent et empêchent l’air de circuler. Il faut donc ajouter des matières sèches et mélanger régulièrement les déchets. Un taux d’humidité constant Sans eau, pas de vie : le compost doit donc être humide. mélange équilibré de déchets secs et humides et dans la variété des déchets (riches en carbone et en azote).

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