ouvriers et paysans

Dans les usines

Notre commune n’a jamais eu de vocation industrielle notoire. Toutefois,  l’activité industrielle du canton prend son essor lorsque, sous l’influence de Lyon, les premiers métiers à tisser essaiment en zone rurale. Il semble que ce soit à Fleurieux sur l’Arbresle, en 1918, qu’un fabricant lyonnais, A ; Billet ait exploité pour la première fois dans le canton les ressources de la main d’œuvre rurale. Très vite, et dès 1821, on compte plus de 500 métiers dans le canton. Le tissage de la soie s’implante dans les communes rurales jusqu’en 1875, date à laquelle se généralisent les métiers mécaniques et apparaissent les premières usines importantes.

Ainsi, au lieu-dit " le Bois de Boulogne" (où se situe maintenant LIDL) se construit, en 1877, la guimperie Fichet qui va employer jusqu’à cent ouvrières. Des meules de métal très lourdes, brillantes et polies, écrasent le fil d’argent, d’or ou d’alliage. Chaque soir, la production est expédiée à Lyon, avant de partir pour les Indes ou l’Orient.


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Au Carriat, une petite usine du même type de production s’édifie en 1904.
Des mûriers, encore présents au Chêne, ainsi que deux immeubles très hauts du bourg (dont la Magnanerie), témoignent d’un certain passé séricicole.

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Vers 1870, Saint Gobain qui extrait du cuivre à partir des pyrites de Sain Bel et Saint Pierre la Palud effectue des sondages importants aux Gouttes de Servy mais ceux-ci s’avèrent peu fructueux et ne permettront pas une exploitation rentable. Par contre, comme le nom du lieu-dit le signifie aujourd’hui, aux Tuilières, une équipe de cinq personnes profitera des couches argileuses de l’endroit pour fabriquer des tuiles, la plupart écoulées dans le secteur. A noter le logement qui était accolé à côté du four. Cette activité s’exercera de 1845 à 1914.




Dans les champs

Comme la plupart des communes rurales du canton, Fleurieux est devenue, surtout depuis les années 70, une commune-dortoir pour travailleurs urbains. Elle accentue, au fil des ans, sa vocation résidentielle aux dépens d’un développement de  l’économie agricole.

De nos jours la population active agricole ne représente plus que le quart de ce qu’elle était en 1960 ; les fréquentes disettes ont longtemps imposé une polyculture médiocre rendue encore plus difficile par la nature du sol souvent ingrat à travailler. On remarque pourtant un accroissement des vignes à la fin du 18ème siècle, surtout sur les coteaux bien exposés du Chêne et même à la gare. L’élevage laitier ne se développe qu’après 1875, lorsque les voies ferrées  permettent le transport des produits laitiers vers Lyon, bien que le ramassage par charrette puis par camion reste prédominant. Certains arbres fruitiers apparaissent vers 1880, s’implantant aux dépens des vignes ravagées par le phylloxéra. Plus tard, viendront les petits fruits rouges (cassis, framboises, groseilles et surtout fraises).

 


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Après le marasme de 1953 – 1955, la cave coopérative de Sain Bel est créé 

Elle  intéresse les petits producteurs qui ne possèdent ni matériel, ni capacité de stockage.  Actuellement, un seul viticulteur vinifie sa production.
 En 1984, l’AOC est décernée aux vins de Coteaux du Lyonnais qui consacre enfin une production en constants progrès. Cette aspiration vers la qualité est ressentie chez beaucoup de jeunes agriculteurs ou éleveurs qui, en recherchant la spécialisation et des circuits courts de distribution proposent à une clientèle de plus en plus exigeante des légumes, des fruits ou de la viande de grande fraicheur, à des prix raisonnables.


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